Pourquoi mes photos sont-elles moches ?

C’est la question que se posent bien des photographes débutants. Qui voulaient se mettre sérieusement à la photo. Qui se sont fait offrir un reflex flambant neuf ou se le sont payé.
Bref, qui disposent du matériel adéquat, mais en l’utilisant, rencontrent une grosse désillusion : celle de produire des images bien en dessous des résultats qu’ils espéraient.

Des photos désespérément communes, ternes, fades. Et cela malgré plusieurs semaines de pratique, d’essais et de documentation.

Si c’est votre cas, rassurez-vous : c’est normal. Tous les photographes, moi le premier, ont commencé par faire des photos moches. Le photographe débutant fait des photos peu gratifiantes, parce qu’il n’a pas encore le bagage lui permettant d’identifier les causes du moche et comment y remédier.

Voici une petite check-list du moche en photo, avec les solutions pour arranger ça :

• Mes photos sont banales : La lecture d’un sujet, le cadrage et la composition, ça s’apprend.
• Mes photos sont fades, ternes : L’exposition et le post-traitement, ça s’apprend.
• Mes photos sont jaunes : La balance des blancs, ça s’apprend.
• Mes photos sont floues : Les techniques pour des photos nettes en toutes circonstances, ça s’apprend.
• Mon sujet ne ressort pas : Valoriser un sujet dans son environnement, ça s’apprend.
• Mes portraits sont laids : Utiliser une focale adaptée, ça s’apprend.
• Mes portraits au flash sont luisants : Photographier au flash, ça s’apprend.
• Je ne trouve rien d’intéressant à photographier. Ou à l’inverse, je mitraille sec, défourraille à tout va, mais aucune de mes photos n’est vraiment intéressante : L’observation créative, ça s’apprend.

Bref, tout s’apprend.

On peut tout apprendre dans des tutos sur internet ( ce ne sont pas les blogs pour apprendre la photo qui manquent), ou dans des livres. Le mieux, le plus rapide et efficace,  reste encore de s’inscrire à un cours de photo ( pour les personnes se trouvant vers Paimpol le week-end, je propose les miens).

Acquérir les bases théoriques n’est pas long. Et cela vous permet de commencer à obtenir immédiatement les résultats que vous attendiez.
Vous commencerez alors à vous faire plaisir. Et plus on se fait plaisir, plus on pratique. Et plus on pratique, meilleur on devient !

Bon apprentissage, et bonnes photos !

La photo que vous ne ferez jamais

Le sujet n’est autre que notre planète, la Terre, photographiée depuis les anneaux de Saturne par le satellite Cassini qui y gravite pour l’éternité.

À la suite, deux autres clichés que vous ne réaliserez sans doute pas non plus : La Terre et la Lune réunies sur une même photo, pris de Mars (pas le mois, la planète), par le satellite de la NASA « Mars Reconnaissance Orbiter », situé à 127 millions de miles de la Terre. Les plus observateurs noteront que le point de vue martien permet de photographier la face cachée de la lune.

Moralité : Photographions Mars et Jupiter. Notre planète offre un point de vue imprenable, et leurs habitants, s’il y en a,  n’ont probablement – eux non plus – pas l’occasion de le faire 😉
Images : Nasa, HiRISE, Station Internationale.



Explorez, variez les points de vue

Les jours où l’on manque d’inspiration photographique, on en attribue souvent la cause à l’absence de sujets qui vaillent la peine dans son environnement. Ce n’est qu’une excuse. Bidon évidemment, comme toutes les excuses.

Parce qu’aucun sujet n’est inintéressant en soi. C’est la façon dont vous le regardez qui fait que la magie opère ou non.

Prenez-vous au jeu : faites le tour de votre sujet, observez-le sous toutes les coutures, sous tous les angles, toutes les lumières… vous finirez bien par trouver la bonne idée. Celle qui fait vivre un sujet.

En tête de cet article, un angle d’immeuble comme on en construit beaucoup actuellement. Une pyramide futuriste en le regardant différemment. Plus bas, un petit cactus dans son pot, bien anodin si je l’avais appréhendé selon mon regard habituel. Un joli flocon de neige en changeant de perspective.

À vos points de vue, et bonnes photos !

Pour ou contre la retouche photo ?

selfportrait-6-900x782, by Natalie SHAU

La retouche est partie intégrante de l’art photographique. Elle l’a toujours été, même au temps de l’argentique. Certains ayatollahs du cliché brut de capteur défendront sans doute le contraire, mais une chose est sûre : sans post-prod, nous serions obligés de nous passer d’une importante quantité de chefs d’œuvre.

Dont cette série d’autoportraits de la photographe Natalie Shau, dont l’illustration de cet article est issue, et que je vous invite chaudement à visiter.

Si vous tournez en rond dans votre pratique, voilà qui devrait donner envie d’ouvrir plus souvent Photoshop !

Changez d’univers, photographiez sous l’eau

Et si la meilleure façon de stimuler sa créativité, c’était de changer d’univers ?
Par exemple en vous mettant à la photo subaquatique. Pour protéger votre appareil, il existe du matériel assez peu coûteux. Et pour commencer, les piscines offrent des options graphiques hyper intéressantes.

Pour preuve : La somptueuse image illustrant cet article. Elle a été réalisée par le binôme de photographes apnéistes Alex Voyer et Alex Roubaud. Je vous recommande plus que chaudement d’aller voir leur site.

Allez, Glou ! Bonnes photos.

Comment photographier la neige qui tombe

Comment photographier la neige qui tombe

Photographier la neige qui tombe n’est pas très compliqué et donne des résultats très poétiques. Suffit juste de connaître quelques règles de base et de pratiquer un peu.

Savoir reconnaitre les conditions favorables

Le succès d’une image de neige en train de tomber dépend en premier lieu des conditions atmosphériques :

D’abord, il faut qu’il neige. Plus la chute de neige est abondante, moins vous aurez de mal à capturer de flocons.
Ensuite, il faut de la neige de qualité. De la neige légère, qui tombe délicatement, comme en suspension dans les airs. La neige fondue, elle, tombe plus vite, comme de la pluie. Il vous sera difficile d’en tirer quelque chose.
Troisième point important : Le vent. L’idéal est qu’il n’y en ait pas. Pour laisser les flocons le plus statiquement possible dans l’air.

Utiliser les bons réglages

Ensuite, tout est question d’intention artistique :

– Si vous souhaitez faire figurer une bonne densité de flocons dans l’image, utilisez une focale longue, qui « tasse » tous les plans du paysage. Vous additionnerez alors toute la quantité de flocons qui tombent dans toute la profondeur.
– Si votre objectif est de photographier un paysage, vous utiliserez probablement un grand angle. Il faudra donc vous attendre à une densité de flocons moindre sur votre image. Pour en avoir plus, une seule option : le canon à neige ou attendre qu’il neige plus.
– Pour des flocons qui se détachent bien de l’arrière-plan, floutez ce dernier en optant pour une large ouverture. C’est le cas de la photo illustrant cet article, dans laquelle la PDC équivant à l’épaisseur du modèle.
– Enfin, pour obtenir des flocons bien figés, qui ne ressemblent pas à des trainées de pluie, optez pour une vitesse d’obturation de 1/250. C’est un minimum honnête, que vous pourrez ajuster en fonction des conditions.

Let it snow, et bonnes photos !

Un truc tout simple pour déporter le flash intégré de son reflex

Il s’agit d’un support de patch nicotinique 20 mg.

Ces trucs sont d’une très grande utilité pour « bouncer » l’éclair d’un flash intégré. Ils renvoient puissamment la lumière, sont proches de l’encombrement zéro, souples, lavables et ultra-maniables.

L’utilisation est très simple : Avec deux doigts de la main gauche, vous l’orientez devant le flash intégré de votre reflex, pour en renvoyer l’éclair au plafond ou sur les murs qui se transforment alors en larges sources de lumière.

Avec un peu d’entraînement, la bonne orientation devient instinctive.

Fini l’inesthétique effet fromage blanc dû à un éclairage frontal, et à vous les beaux portraits en intérieur même quand vous n’avez pas votre flash cobra. Mais attention : ça marche seulement avec du 20mg ( les 7 ou 14 mg sont bien trop petits ).

L’astuce fonctionne aussi très bien, pour une lumière plus douce, avec la surface la plus blanche d’une carte de visite.

Bon bounce !

La fête du split !

Nous avons tous dans nos disques durs des tonnes de photos techniquement bonnes, mais que nous ne sortons jamais car plutôt statiques et ennuyeuses.

Ces images constituent pourtant une matière première créative intéressante, si l’on pense à les combiner entre elles, en créant des visuels splittés.

C’est ce qu’a compris le Directeur Artistique Stephen Mc Mennamy, qui manie cet art avec grand talent, et nous offre des créations qui en ont dans le split.

Découvrez son oeuvre en intégralité sur son Instagram.

Ensuite à vos disques durs, et bonne fête du split !

(On appelle aussi ça du « mashup », mais c’est moins marrant)

Dans quels cas préférer faire la mise au point en mode manuel

Tous les reflex actuels sont équipés d’autofocus performants dans la plupart des situations. Il reste toutefois des cas où seul l’oeil du photographe demeure assez performant pour assurer le réglage de la netteté à l’endroit souhaité. Passons en revue ces contextes où le passage en focus manuel s’impose :

Les sujets translucides

Photographier la toile d’araignée qui illustre cet article a nécessité le recours au manuel, l’autofocus faisant automatiquement le point sur l’arrière-plan. Il est également nécessaire de passer en manuel lorsqu’on réalise des packshots de verres, vases, bouteilles d’eau… et que l’on veut être sûr que la netteté se face sur la bonne face du sujet.

Les sujets camouflés

Photographier un oiseau à-travers les branches, un lion derrière les hautes herbes, nécessite un passage en manuel, l’autofocus risquant de se fixer sur le premier plan.

Les sujets peu contrastés

Par exemple, si vous cherchez à photographier un ours blanc sur la banquise par temps neigeux, il y a fort à parier que votre autofocus pédale dans la semoule. Le recours au manuel sera votre salut.

Les sujets au-travers de surfaces réfléchissantes

C’est notamment le cas en street, lorsqu’on souhaite photographier un passager derrière la vitre d’un tramway, une personne dans le reflet d’une vitrine, un sujet dans le reflet d’une flaque d’eau : la mise au point manuelle vous permet d’opérer votre sélection entre le sujet net, ou à-travers l’épaisseur de cette surface et ses reflets éventuels.

Dans l’obscurité

Enfin, si vous photographiez la nuit ou si vous faites de la pose longue en utilisant des filtres ND, il vous faudra nécessairement passer en manuel, car sans lumière, point d’autofocus.

Par amour du manuel

J’allais oublier : passer en focus manuel, c’est renouer avec le plaisir de doser les choses soi-même, d’être artisan ou artiste, plutôt qu’utilisateur d’une technologie.

Peut-être ai-je oublié des raisons de passer en focus manuel. Si vous en avez, n’hésitez pas à commenter.